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Des interfaces pour faire quoi ?
Les mises en œuvre dans le domaine de la santé des travaux réalisés aux interfaces des sciences physiques et des sciences du vivant, en exploitant les capacités inventives en instrumentation et méthodes des premières -imageries et autres méthodes d’investigation, médicaments et procédés d’administration- illustrent bien les potentialités de ces travaux. Les recherches en cours pour accroître les performances de ces instruments et méthodes et en développer de nouveaux sont extrêmement prometteuses. Mais là n’est plus le seul intérêt d’une action d’ouverture vers les sciences du vivant. |
Depuis une décennie, cette ouverture s’est en effet progressivement enrichie d’un nouveau type de collaboration grâce aux acquis récents de la physique, de la physico-chimie et de la chimie-physique dans les études de molécules, de matière molle et de réseaux ou systèmes dynamiques complexes. Ces progrès ont poussé leurs promoteurs à rechercher dans des systèmes biologiques, non seulement un champ d’application de leurs concepts et techniques, mais aussi la possibilité de nouvelles interrogations conceptuelles. |
La précision et la profondeur des démarches actuelles, aussi bien en ce qui concerne les méthodes que les concepts, sont désormais telles que leurs acteurs ne peuvent les développer qu’en entretenant une proximité très étroite avec les avancées des problématiques médicale ou biologique, ce qui a pu conduire des laboratoires d’une discipline à accueillir des équipes d’autres disciplines. Une évolution qui peut être décrite comme le passage d’une pluridisciplinarité à une interdisciplinarité : certaines aires des domaines de recherche se recouvrent, les frontières traditionnelles entre les disciplines deviennent diffuses par endroits. Un mouvement auquel l’enseignement participe en apportant aux étudiants les éléments leur permettant de l’apprécier pleinement cette évolution. Les cursus des disciplines concernées proposent dès leur début des formations spécifiques bien identifiables en tant qu’expressions d’une volonté commune et comme éléments constitutifs d’une culture nouvelle. |
Historique
Le point de départ de cette action « Physique et Chimie à la rencontre des Sciences du Vivant » fut le besoin, exprimé en juin 2003 par des Départements d’Enseignement et de Recherche de l'Université Paris-Sud de disposer d’une vue d’ensemble des activités développées conjointement par des physiciens, physico-chimistes, chimistes-physiciens et biologistes sur ses campus et à proximité. Un comité de représentants des diverses disciplines fut alors constitué pour mener l’enquête à l’issue de laquelle un rapport fut rédigé et rendu public le 2 février 2004. |
Conscients des enjeux des travaux à l’interface avec la biologie, et des difficultés inhérentes à leur pratique, Doyens et Départements souhaitèrent alors que ce comité mette en place un cadre favorisant la création d’une culture commune, à la fois scientifique et de gestion des compétences et moyens, et qu’il puisse se constituer en tant que porte-parole de cette communauté. |
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