2006 |
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23
mai
Joël Cibert
Laboratoire Louis Néel, Grenoble |
Conférer
du magnétisme aux semiconducteurs :
couches et nanostructures de semiconducteurs magnétiques
dilués.
En
électronique, le traitement de l'information repose sur la
manipulation de porteurs de charge électrique dans des semiconducteurs;
le stockage de l'information s'appuie sur la réalisation
de configurations stables de domaines magnétiques. L'électronique
de spin vise à utiliser à la fois le spin et la charge
des porteurs, dans des structures hybrides obtenues en associant
semiconducteurs et matériaux magnétiques.
Une étape ultérieure serait le développement
d'une électronique de spin "tout semiconducteur".
Pour cela, il faut savoir incorporer les propriétés
magnétiques aux semiconducteurs eux-mêmes, et en particulier
localement, dans des nanostructures. C'est l'objectif des recherches
actuelles sur les semiconducteurs magnétiques dilués,
dans lesquels des impuretés magnétiques sont introduites
dans des semiconducteurs normaux, et interagissent fortement avec
les porteurs de charge.
Cet exposé décrira le modèle de base des semiconducteurs
magnétiques dilués et en précisera certaines
limites ; il donnera des exemples de l'incorporation de ces matériaux
dans des structures nanométriques, jusqu'à la situation
extrême d'un seul atome magnétique inséré
dans une boîte quantique individuelle, ce qui permet son adressage
et son étude en spectroscopie magnéto-optique.
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25
avril
Michèle
Sauvage
Directrice
Scientifique Synchrotron Soleil |
SOLEIL
: Un outil pluridisciplinaire avec de nouvelles perspectives pour
l'étude de la Matière Condenséee Condensée.
SOLEIL, source de rayonnement synchrotron de 3ème
génération, délivrera ses premiers photons dans
le courant de l'été 2006. L'ouverture aux utilisateurs
des premières lignes sur propositions d'expériences
est prévue début 2007. L'originalité de SOLEIL
par rapport à l'ESRF, mais aussi par rapport d'autres sources
contemporaines comme DIAMOND (UK), est d'offrir un éventail
de lignes de lumières optimisées dans toute la gamme
des énergie de photon depuis l'infra-rouge jusqu'aux X très
durs permettant ainsi d'aborder en profondeur et par un ensemble de
techniques complémentaires l'étude des propriétés
de la matière : propriétés vibrationelles, électroniques
et structurales. Après une brève présentation
des caractéristiques de la machine, l'accent sera mis sur le
programme expérimental et en particulier sur le potentiel de
lignes de lumière au service des thématiques de la matière
condensée. |
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14
mars 2006
Bernard
Tamarin
LPC – ENSI
Caen |
L’énergie
: quelles solutions pour demain ?
Cet
exposé partira d’une constatation : l’énergie
risque de manquer. Si l’on ajoute que aucun mode de production
n’est exempt de problèmes ou de contraintes, il faut
conjuguer au mieux toutes les solutions envisageables. Les énergies
renouvelables y ont bien sûr toutes leurs places, mais elles
restent limitées. Il est nécessaire de développer
l’éolien ou la biomasse mais en prenant conscience
que ces sources ne peuvent satisfaire l’ensemble des besoins.
Seul le solaire est relativement abondant. Pour cette raison le
solaire thermique doit être développé de façon
prioritaire. Le solaire photovoltaïque est actuellement beaucoup
moins intéressant qu’il n’y parait à première
vue, et certains projets sont avant tout médiatiques. Dans
le bouquet énergétique, le nucléaire restera
incontournable à condition qu’il évolue : les
réacteurs à fission devront passer aux technologies
« à neutrons rapides » en attendant une hypothétique
réussite de la fusion. Le problème des déchets
doit être traité avec soin mais sans tomber dans un
catastrophisme ne prenant pas en compte les données chiffrées.
Les besoins en recherche seront nombreux dans les différents
domaines. Les vecteurs énergétiques que sont l’électricité
et l’hydrogène deviendront sans doute les seuls vecteurs
adaptés aux transports.
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31
janvier
Tristan
Baumberger
Institut des nanosciences de Paris |
"Ondes de glissement - des pneus
aux failles"
Le glissement l interface étendue séparant
deux solides élastiques met en jeu de façon intriquée
frottement et fracture. En particulier, on prédit et/ou
on observe dans des systèmes très variés
l'existence de "pulses" de fractures auto-cicatrisantes,
macro-dislocations transportant le glissement le long de l'interface.
L'exemple emblématique est celui des "ondes de Schallamach"
observées à l'interface caoutchouc/verre et étudiées
dès les années 50.
L'intérêt pour ce type de phénomènes
interfaciaux a été relancé dans les années
90 par les géophysiciens qui y ont vu une façon
d'interpréter les données sismiques collectées
le long de failles actives.
Plus récemment, nous avons étudié en détail
des pulses de glissement "non-sismiques" à l'interface
gélatine/verre.
Malgré un demi-siècle de recherches, les conditions
d'existence et de nucléation, la nature (avec ou sans décohésion)
et la dynamique de ces pulses sont des questions encore largement
ouvertes, intéressant mécaniciens, sismologues et
physiciens de la matière molle.
J'illustrerai par un bref historique comment s'articule une véritable
dialectique frottement/fracture autour de ces ondes de glissement
et les questions intéressantes qui en résultent.
Je montrerai ensuite que la loi de frottement la plus simple prédit
certes des ondes de glissement mais que celles-ci sont très
singulières, en relation avec la "mauvaise position"
(ill-posedness) du problème pour une loi de Coulomb. J'indiquerai
les pistes suivies par les mécaniciens pour le "régulariser"
mathématiquement en insistant sur les aspects physiques,
souvent oubliés.
Je détaillerai enfin, à partir d'expériences
sur des blocs de gélatine, un cas où la physique
de la guérison d'une fracture interfaciale est essentiellement
comprise, en relation avec la structure microscopique de l'interface.
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Harold
U. Baranger
Duke University, Durham, Caroline du Nord, USA |
"Interference
and Interactions in Electronic Nanostructures"
The interplay
between quantum mechanical interference and electron-electron interactions
is one of the great themes of condensed matter physics. Recently,
this topic has arisen in the context of nanostructures - quantum
dots, metallic nanoparticles, carbon nanotubes, single conducting
molecules, etc. I will introduce the general issue of interference
and interaction in nanostructures, and then illustrate by choosing
two topics from among several possible examples: (1) the ground
state spin of quantum dots,
(2) mesoscopic fluctuations of the Kondo effect, (3) coupling between
the spatial interference and spin direction in ferromagnetic nanoparticles,
and (4) conduction through single organometallic molecules.
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