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Un outil de nanoanalyse pour la nanotechnologie de demain


Un outil de nanoanalyse pour la nanotechnologie de demain

Christian Colliex (janvier 1997)

La physico-chimie du carbone, aujourd’hui en pleine expansion, s’intéresse de plus en plus aux nanotubes de carbone. Une méthode d’analyse locale des propriétés chimiques et électroniques de ces objets par spectroscopie des pertes d’énergie a été mise au point par une équipe du Laboratoire de physique des solides (CNRS-Université Paris 11) à Orsay, dirigée par Christian Colliex. Cette technique utilise un faisceau d’électrons de haute énergie, issu d’une source à effet de champ, focalisé en une sonde de diamètre inférieur au nanomètre ; elle a permis dans un premier temps d’effectuer des mesures spectroscopiques à très haute résolution spatiale sur un nanotube de carbone bien individualisé. Plus récemment et dépassant la simple analyse élémentaire, l’équipe d’Orsay a mis en évidence des modifications de densité d’états inoccupés pour des tubes de différents diamètres et composés d’une seule ou de plusieurs couches atomiques de graphite. Ces modifications sont induites respectivement par la courbure plus ou moins importante et par la présence ou l’absence de couches voisines dans ces structures tubulaires. Un tel outil d’analyse spectroscopique semble particulièrement adapté à l’amélioration des procédés de synthèse de ces nouvelles nanostructures qui voient le jour à un rythme de plus en plus rapide et dont les perspectives d’applications dans différents domaines tels que la catalyse, l’électronique ou la conception de matériaux composites nanostructurés sont prometteuses.

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