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Fils moléculaires conducteurs : la preuve par l’ADN


Fils moléculaires conducteurs : la preuve par l'ADN

Hélène Bouchiat (mars 2001)

L’évolution de l’électronique vers des structures de plus en plus miniaturisées incite les chercheurs à étudier les conducteurs de taille nanométrique, en particulier leur limite ultime : les fils moléculaires. Les expériences réalisées jusqu’à présent sur la conduction dans la molécule d’ADN ont abouti à des conclusions très contradictoires : certains chercheurs annoncent que l’ADN est un conducteur tandis que d’autres le considèrent comme un très bon isolant. Récemment, des chercheurs du Laboratoire de physique des solides d’Orsay et de l’Académie des sciences de Moscou ont réalisé des mesures sur des molécules d’ADN étendues entre deux électrodes métalliques distantes de 0,5 microns, et ont pu constater ses propriétés conductrices.

Représentation schématique des échantillons étudiés constitués de molécules d’ADN étalées entre deux contacts Re/C supraconducteurs.
Dépendance en température de la résistance d’un échantillon constitué d’une dizaine de molécules d’ADN en parallèle pour différentes valeurs de champ magnétique. En champ magnétique nul, on observe une chute de résistance notable en dessous de la température de transition des contacts (de l’ordre de 1 K). Cet effet tend à disparaître quand on augmente le champ magnétique.

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