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Un tsunami nanoscopique dans une puce électronique


Une équipe de chercheurs du Laboratoire de Physique des Solides, un laboratoire du CNRS, Univ. Paris-Sud, Université Paris-Saclay (Orsay, France), du MagnetLab en Floride (USA), et de l’UBA-CNEA à Buenos Aires (Argentine), ont découvert de minuscules ondes de choc dans des mémoires électroniques d’un genre nouveau. Ces mini-tsunamis ne sont pas constitués d’eau mais d’atomes d’oxygène, le constituant élémentaire des oxydes ‘fortement corrélés’. Ce nano-tsunami d’oxygène se propage à travers l’interface entre l’oxyde et l’électrode, conduisant à une variation gigantesque de la résistance du système. Ce dispositif utilise une technologie émergente pour les mémoires électroniques, les memristors, qui sont basés sur le phénomène de basculement de résistance. Cette mémoire d’un nouveau genre stocke l’information sous la forme d’une valeur de résistance : il permet d’obtenir des états HI ou LO dans le cas binaire, mais permet également du stockage multi-bit ou même analogique. La découverte du front d’onde de choc qui se produit lors du basculement de résistance apporte une vision sans précédent du comportement physique du système pendant le brusque changement de résistance, qui représente un élément clé pour le contrôle de la vitesse de commutation de ces dispositifs de mémoire. L’article rapportant cette découverte est publié dans le journal Physical Review X.

Référence :

Shock-waves and commutation speed of memristors
Shao Tang et al.
Phys. Rev. X 6, 011028 (2016).

PRX Synopsis : Waves That Shock Resistance

Contacts :


Marcelo Rozenberg