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Premiers résultats expérimentaux obtenus au synchrotron SOLEIL


Premiers résultats expérimentaux obtenus au synchrotron SOLEIL

Malgré les conditions très difficiles qui empêchent toujours SOLEIL de fonctionner dans les conditions normales d’exploitation du fait notamment de la non disponibilité du réseau de refroidissement des lignes de lumière, un premier résultat expérimental a été obtenu mercredi 21 mars 2007 en utilisant la ligne de lumière DIFFABS. Cette ligne, qui est actuellement en phase de tests, est dédiée à l’analyse d’une grande variété de matériaux grâce à des expériences en absorption et diffraction des rayons X « durs ».

L’étude porte sur des calculs rénaux, responsables des coliques néphrétiques, une pathologie qui touche 10% de la population européenne. Les expériences consistaient à déterminer la densité de zinc et l’environnement de cet élément au sein des calculs, afin de mieux comprendre les premières étapes de leur formation. Pourquoi le zinc ? Les calculs rénaux sont constitués d’une trame protéique et d’un minéral (phosphate de calcium) présent sous la forme d’une agglomération de nanocristaux d’une centaine de nanomètres (1 nm = 1 milliardième de mètre). Et des éléments comme le zinc sont susceptibles, en catalysant la formation de ces nanocristaux, d’accélérer la formation des calculs.

Ce travail, dont l’objectif premier dans cette phase de test est de régler et qualifier les instruments installés sur la ligne DIFFABS, a été mené dans le cadre d’une collaboration entre d’une part l’équipe DIFFABS de SOLEIL dirigée par D. Thiaudière, et d’autre part D. Bazin (laboratoire de Physique des Solides, Université Paris XI et CNRS) et les Dr. M. Daudon, (laboratoire Cristal, Hôpital Necker, AP-HP) et X. Carpentier et O. Traxer, urologues à l’Hôpital Tenon, AP-HP). Il entre dans le cadre d’une approche multidisciplinaire dédiée à l’étude des calculs rénaux à différentes échelles faisant intervenir à l’échelle mésoscopique (Microscope Electronique à Balayage) G. Matzen et E. Véron du CRMHT (CNRS Orléans) et à l’échelle nanométrique, par diffraction neutronique, G. André (LLB CEA/CNRS Saclay).

Photographie du montage DIFFABS présentant le calcul sous faisceau X
Calcul oxalocalcique formé à partir d’une calcification papillaire

Spectre d’absorption X au seuil K du zinc (élément susceptible d’intervenir dans la formation du calcul)

Contact :

Dominique Bazin

Laboratoire de Physique des Solides

Univ. Paris-Sud, CNRS UMR8502

Bâtiment 510

91405 Orsay cedex, FRANCE

01 69 15 53 97

bazin@lps.u-psud.fr