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Fête de la science, le dimanche 14 octobre 2007



Fête de la science,
le dimanche 14 octobre 2007, au
Laboratoire de Physique des Solides,
de 14h00 à 18h00

 

Voyage dans le nanomonde

Le laboratoire de Physique des Solides d’Orsay héberge de nombreuses équipes de recherche expérimentales ou théoriques, qui s’attachent à comprendre les propriétés de la matière condensée dans tous ses états. Il peut s’agir de matière solide ou molle, cristalline ou désordonnée. Parmi les systèmes "durs", on peut citer les métaux synthétiques, les oxydes supraconducteurs, les surfaces et les nanostructures (comme les nanotubes de carbone), les quasicristaux, les poudres, etc. Parmi les systèmes "mous", on compte les cristaux liquides, les polymères, les mousses, ou les molécules biologiques (notamment l’ADN). Tous ces matériaux peuvent trouver une application technologique, en tirant profit de l’une ou l’autre de leurs propriétés (optiques, électriques, magnétiques, thermiques, etc.). Dans notre vie de tous les jours, il arrive bien souvent que l’on rencontre des dispositifs techniques qui ont pu voir le jour grâce à des découvertes récentes réalisées dans les laboratoires de recherche.

 

Programme de la journée "portes ouvertes" de dimanche

Portes ouvertes du Laboratoire au grand public : venez nombreux, en famille !

 

Visites guidées :

  • Un microscope pour voir les atomes (André Thiaville et Stanislas Rohart)
  • Les nanotubes (Nathalie Brun et Katia March)
  • Les supraconducteurs (Fabrice Bert et Frédéric Bouquet)
  • Des matériaux synthétiques (Claude Pasquier et Pascale Senzier)
  • Les aimants (Jean-Paul Adam)

 

Caroussel Un microscope pour voir les atomes, par André Thiaville et Stanislas Rohart. L’équipe s’intéresse au magnétisme de systèmes dont la taille est de l’ordre du nanomètre (un milliardième de mètre). Son microscope à effet tunnel rend possible l’observation des atomes d’une surface un par un. Les nanostructures artificielles ou naturelles sont d’une grande importance techno¬logique, notamment dans la perspective du développement des dispositifs microélectroniques, toujours plus miniaturisés. L’expérience présentée permet de visualiser la matière à l’échelle des atomes individuels : la microscopie tunnel.

 


Les nanotubes : les fabriquer, les observer, par Nathalie Brun et Katia March. Les nanotubes de carbone ont été découverts il y a une quinzaine d’années. Ils pourraient bien trouver des applications très prochainement, de par leurs propriétés très remarquables de tenue mécanique et de transport du courant électrique. L’expérience présentée consiste à observer ces objets de taille nanoscopique à l’aide d’un microscope électronique de très haute résolution, qui permet en plus de savoir à quels atomes on a affaire.
Nanotubes

 


Levitation
Les supraconducteurs, par Fabrice Bert et Frédéric Bouquet. La supraconductivité est un phénomène spectaculaire qui correspond à la circulation du courant électrique sans aucune perte dans certains matériaux ; il s’accompagne de propriétés magnétiques tout aussi spectaculaires, qui peuvent être appliquée à la lévitation magnétique (trains à grande vitesse). L’expérience permet de sonder le comportement des électrons au sein de ces matériaux étrange : la résonance magnétique. Le petit train magnétique, conçu au laboratoire pour des démonstrations dans les établissements scolaires, constitue l’une des attractions de la visite au laboratoire de physique des solides !

 

Des métaux synthétiques, par Claude Pasquier et Pascale Senzier. Ces matériaux organiques sont dotés de propriétés physiques plus étranges les unes que les autres. Elles proviennent de leur structure en forme de chaînes conductrices, qui ne laissent passer le courant électrique que selon certaines directions. TMTSF

 

Domaines Les aimants, par Jean-Paul Adam et Mathieu Cormier. Les aimants font partie de notre vie de tous les jours, sans que nous ayons toujours la notion de leur présence. À l’aide d’un microscope sensible à l’orientation magnétique des atomes d’un film mince, on peut former des images des domaines magnétiques présents à l’intérieur d’un matériau magnétique. On peut observer de tels domaines dans les tickets de métro ou sur le disque dur d’un ordinateur. Comprendre comment ils se forment à l’échelle nanométrique permettra de développer de nouveaux systèmes encore plus performants que les actuels, dans le domaine du stockage de grande densité : essentiel pour faire équipe avec les ordinateurs de demain.

 

Pour en savoir plus