
| Quelle est la relation entre la chaine de Fibonacci, un matériau sans périodicité — et l’effet Hall quantique dans un cristal bidimensionnel ? C’est la question à laquelle répond Anuradha Jagannathan (CNRS, Laboratoire de Physique des Solides – Université Paris-Saclay) dans une étude publiée dans Physical Review B. |
En introduisant un nouveau modèle, le modèle Fibonacci-Hall, la chercheuse montre qu’un quasicristal unidimensionnel peut hériter de propriétés topologiques provenant d’un système quantique bidimensionnel. En d’autres termes, même sans champ magnétique réel, la structure géométrique du quasicristal crée un flux “géométrique” qui confère au matériau des caractéristiques similaires à celles observées dans l’effet Hall quantique.
Ce résultat met en évidence un lien profond entre géométrie et topologie quantique, deux notions clés pour comprendre les états électroniques complexes de la matière.
Au-delà de cette découverte théorique, le modèle ouvre des perspectives pour explorer des quasicristaux de plus haute dimension, où des phénomènes topologiques encore plus riches pourraient être mis en évidence.
Référence
A. Jagannathan, “Missing link between the two-dimensional quantum Hall problem and one-dimensional quasicrystals”, Physical Review B 112, L100102 (2025). DOI : 10.1103/stk9-d9vf
Contact :
Anuradha Jagannathan, professeur emerite de l’Université Paris Saclay au Laboratoire de Physique des Solides à Orsay : anuradha.jagannathan@universite-paris-saclay.fr
